******************************************FICHE TECHNIQUE************************************************
* Type d'avion : Chasseur
* Constructeur : Dassault Aviation
* Pays : France France
* Année du premier vol : 1956
Une nouvelle génération de Mirage :
En 1982, Dassault lança le Mirage IIING Nouvelle Génération, caractérisé par des commandes de vol numériques et des surfaces canard avant situées de part et d'autre des entrées d'air du réacteur et des emplantures d'ailes. Les nouveaux équipements comprenaient des détecteurs d'alerte radar montés dans la dérive et une perche de ravitaillement en vol. Le Mirage IIING n'intéressa aucun acheteur, mais les modalités de rénovation mises au point par Dassault et d'autres firmes aéronautiques furent appliquées à de nombreuses autres versions du Mirage. Une avionique ultra-moderne put être ainsi mise en place sur les anciennes variantes, comme un collimateur cathodique tête haute et des systèmes inertiels assistés par ordinateur qui gèrent la navigation et l'armement, un système HOTAS (mais sur manettes et manche), un radar multimode ou un télémètre laser. Une telle combinaison permit d'accroître la précision de la navigation, en utilisant des points programmés à l'avance, de 1 km par heure de vol. Elle conféra davantage de précision au tir des canons et des roquettes et permit de larguer des bombes freinées à moins de 30 m du point visé. L'aérodynamique fut améliorée grâce à la mise en place de surfaces canard avant, qui pouvaient aussi accroître l'agilité en combat. Ces éléments stabilisaient l'écoulement de l'air au-dessus de la voilure, rendant l'appareil beaucoup plus maniable, surtout à haute altitude. Ils amélioraient également le taux de virage, qui passa de 12 ) près de 20 %, permettant des rayons de virage plus faibles pour un même facteur de charge en combat aérien.
Un moteur plus puissant :
Le remplacement de l'Atar 9C par le 9K50 permit d'augmenter la puissance de l'appareil. Ce nouveau turboréacteur réduisit quasiment de moitié le temps nécessaire pour atteindre Mach 1,8 à 12000 m à partir du décollage, soit de 8 à 4 mn. Le chasseur put être équipé, en option, d'un système de ravitaillement au sol pressurisé à un seul point qui permit de le préparer plus rapidement entre deux missions, d'un système de ravitaillement en vol et de sièges éjectables zéro-zéro (utilisables à altitude et à vitesse zéro). La Belgique, le Pérou la Suisse et le Venezuela ont décidé de remettre leurs Mirage à niveau avec ou sans l'assistance des Français. Quatre autres clients, l'Argentine, le Chili, la Colombie et probablement l'Afrique du Sud ont en revanche demandé l'aide d'Israël, de sorte que leurs Mirage ressemblent désormais aux Kfir construits dans ce pays (la principale réside dans le fait qu'ils ne sont pas dotés du moteur General Electric J79 de construction américaine). Les avions dérivés du Mirage les plus sophistiqués actuellement en service sont sans conteste les Cheetah sud-africains, version profondément modifiée des chasseurs monoplaces IIICZ, des biplaces IIIDZ et des avions de reconnaissance IIIR2Z. Remis à niveau par la forme Atlas, ils se caractérisent par des cellules reconditionnées, des surfaces canard avant et une avionique entièrement nouvelle, qui leur permet d'utiliser une vaste panoplie d'armes dont des bombes ou des missiles "intelligents" à guidage laser. Le Cheetah est la démonstration éclatante que les performances nouvelles du Mirage ne sont pas une simple illusion.
Le Mirage 50 :
À la fin des années soixante-dix, Dassault étudia le projet d'un successeur des Mirage III et 5 désigné Mirage F1. Cet avion était doté d'une version améliorés de l'Atar, connue sous l'appellation d'Atar 9K50 et offrant 10% de poussée supplémentaire. Parallèlement l'avionneur français proposa une nouvelle version des Mirage III et 5, désignée Mirage 50, avec le moteur Atar 9K50. Cet appareil constitua la troisième génération de l'avion de chasse à ailes en delta français. Le Mirage 50, dont 90 % des comparaisons étaient identiques à la version initiale, remplaça les Mirage III de première génération. Il offrait des performances sensiblement supérieures à celles du Mirage 5. La course de décollage était réduite de 15 à 20 %, tandis que la masse maximale au décollage en environnement chaud était plus important de 900 kg, ce qui permettait d'emporter davantage d'armement ou d'accroître de 140 km son rayon d'action. Face à la complexité croissante des chasseurs, devenant de plus en plus chers à l'achat, nombre de forces armées préfèrent rénover leurs avions en service pour réaliser des économies tout en conservant une capacité de combat performante. Existant en grandes quantités, les Mirage devinrent des candidats idéaux pour ces opérations de remise à niveau, à l'issue desquelles ils égalaient, dans certains cas les avions de chasse les plus modernes. Les améliorations apportés au Mirage concernaient principalement trois domaines : les systèmes, l'aérodynamique et la puissance du moteur.